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Nos convictions

Article 5 – déclaration universelle de l’unesco sur la diversité culturelle

 

“Toute personne doit ainsi pouvoir s’exprimer, créer et diffuser ses œuvres dans la langue de son choix.”

 

“Toute personne doit pouvoir participer à la vie culturelle de son choix et exercer ses propres pratiques culturelles, dans les limites qu’impose le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.”

Le lien au sensible, la place de l’art ne sont ni superflus ni des suppléments d’âme.

 

La culture c’est d’abord un droit, le droit de s’exprimer librement, d’exercer ses propres pratiques culturelles, de développer et partager des connaissances. Elle éclaire tout un chacun dans sa compréhension du monde, dans sa capacité à faire sens commun avec identité et altérité. Au delà d’un toit, des besoins vitaux, la culture nous apparaît d’autant plus fondamentale, qu’elle est un puissant levier d’émancipation, de dignité et de citoyenneté. Une grande partie des personnes en situation de précarité n’ont peu ou pas accès à une pratique artistique. Pour elles, il s’agit également de retrouver la confiance en soi, de pouvoir offrir un autre regard sur elles-mêmes aux autres, elle permet aussi de changer les rapports dans la relation d’aide ou d’accompagnement des personnes. Et tout simplement, elle crée des espaces de joie et d’émerveillement.

Créer du sens commun pour battre en brèche les stigmatisations

 

Au sein de C’est pas du luxe, nous croyons en la fertilité du croisement des mondes, en cette absolue nécessité de partager des temps collectifs, du sensible, des émotions. Et ce à travers ce qui nous rend vivant, nos voix, nos corps, nos mouvements, nos pensées, celles de tous, visibles et moins visibles. Cela nous porte pour mettre en lumière ces projets artistiques auprès du grand public.

Notre méthode

C’est pas du luxe sensibilise, impulse, encourage, soutient nombreuses actions artistiques et culturelles entre associations de la grande précarité, artistes professionnels et opérateurs culturels.

1 – La mobilisation des opérateurs sociaux et culturels

 

C’est pas du luxe porte un plaidoyer afin de promouvoir les pratiques artistiques et créations partagées au sein des réseaux de la Fondation Abbé Pierre et d’Emmaüs et auprès d’une vingtaine de fédérations et têtes de réseaux nationales du champ social : Fédération des acteurs de la solidarité, Union nationale du logement accompagné, Mouvement Emmaüs, ADT quart monde, Le Secours populaire, le Secours catholique, les Cités caritas, Habitat et humanisme,… de même auprès du secteur culturel via l’Office nationale de diffusion artistique, l’Association des scènes nationales, les réseaux régionaux de directeurs et de chargés de relations avec le public, et les fédérations d’artistes.

2 – L’accompagnement au montage de projet

 

Il s’agit de favoriser les conditions de rencontres entre personnes accueillies au sein des dispositifs de la grande précarité, opérateurs culturels et artistes. Sont encouragées les temps de pratiques artistiques au long court portés par des artistes professionnels, qui permettent aux participants de s’impliquer véritablement au cœur d’une démarche artistique, le plus souvent en collaboration avec un opérateur culturel local.

Chaque projet artistique est l’occasion de repenser l’intervention sociale, de créer des formes alternatives de rencontres et de participation. C’est pas du luxe anime un grand nombre de temps d’échanges de pratiques et de formations dans l’objectif de nourrir les équipes de professionnels de l’action sociale et de la culture.

3 – La production artistique entre artistes professionnels et personnes en grande précarité

 

C’est pas du luxe accompagne et soutient une trentaine de projets artistiques par an. En complément, il développe en direct des oeuvres collectives et commande auprès d’artistes, afin d’amorcer de nouvelles démarches artistiques.

4 – L’organisation d’un temps fort pour donner à voir

 

Lorsqu’une œuvre est aboutie, qu’elle satisfait aux exigences de qualité, l’association peut souhaiter la présenter à un public, au niveau local, mais peut proposer également sa participation au festival. L’objectif est de valoriser ces créations, de redonner une visibilité aux personnes précaires et d’œuvrer au changement de regard que la société porte sur elles.

 

5 – La capitalisation et la recherche pour éclairer notre impact

 

Chaque année, un ou plusieurs “traces”: vidéo, ouvrage, magazine, rend compte des actions réalisées. Afin de produire de la connaissance sur les effets induits de ces démarches C’est pas du luxe anime également au long court une commission composée de laboratoires de recherche: l’Université d’Avignon​, l’Université de Cergy Pontoise​, le CNAM et de fédérations: UNAFORIS et UNAFO. Un cycle de collaboration avec des partenaires européens sera initié lors de l’édition 2020 du festival.

 

C’est pas du luxe joue ainsi un rôle catalyseur entre les acteurs sociaux, culturels et artistiques composant le territoire national et propose ainsi à tous de s’engager à ses côtés.  

N’hésitez pas à rejoindre l’aventure !

Historique

  • 2008

    Lancement d’un séminaire “Un accès à la culture pour tous” à Gennevilliers

  • 2012

    Création au Thor (84) de C’est pas du luxe: festival solidaire, créatif, pluridisciplinaire unique en son genre

  • 2013

    2ème édition du festival au Thor, rédaction d’un manifeste pour affirmer la place des pratiques artistiques dans les différents lieux de vie, au delà de l’urgence

  • 2014

    Rencontres de Montfavet à Avignon proposant à chaque personne accompagnée par les associations partenaires d’expérimenter une dizaine de disciplines artistiques.

  • 2015

    3ème édition du festival à Apt (84), parrainé par Marie-Christine Barrault et Philippe Torreton. L’orchestre Village Pile poil sort son premier album.

  • 2017

    Séminaire à Avignon, ouverture large à tous les réseaux de l’action sociale, et de la culture

  • 2018

    Accueil par la Ville d’Avignon de la 4ème édition du festival, lancement de la collaboration avec Emmaüs

  • 2020

    5ème édition du festival à Avignon avec 60 projets programmés, plus de 750 artistes participants amateurs et professionnels